500

Film analysis

Le trouble dépressif dans le film Melancholia

DOI: https://doi.org/10.4414/sanp.2022.w10102
Publication Date: 16.06.2022
Swiss Arch Neurol Psychiatr Psychother. 2022;173:w10102

Mahaut Pache, Paul Semboglou, Louise Penzenstadler, Gerard Calzada

Faculté de médecine, Université de Genève, Suisse

Ce film présente l’attitude d’une personne souffrant d’un trouble dépressif vis-à-vis de sa famille, ainsi que de sa propre mort, dans un contexte de fin du monde. Il offre au spectateur un cadre original pour aborder la problématique du trouble dépressif, lui donnant ainsi une occasion de mieux comprendre ce dernier.

Melancholia (2011)

Script et réalisation: Lars von Trier

fullscreen

Trame

Le film raconte l’histoire de Justine, une jeune femme souffrant d’un trouble dépressif et de la manière dont elle va vivre son mariage, ainsi que la destruction de la Terre par la planète Melancholia.

Ce long-métrage commence par le mariage de Justine à Michael. Il a lieu dans la luxueuse demeure de la sœur de Justine, Claire, et de son mari John. Après être arrivé en retard à la fête, le couple se joint aux invités. C’est à ce moment que l’on découvre les autres personnages. Claire a organisé les festivités et est contrariée par le retard de sa sœur. On apprend que les parents de Justine et Claire sont séparés, et ils s’échangent quelques piques durant leurs discours respectifs. Il y a également Jack, le patron de Justine, qui la harcèle pour obtenir d’elle un slogan pour une campagne publicitaire. Il mandate son neveu Tim pour qu’il essaie de le lui soutirer. Le père de Justine et Claire ne semble pas remarquer la dépression de sa fille, tandis que John est surtout préoccupé par le fait que Justine s’absente fréquemment de la fête et que celle-ci lui a coûté beaucoup d’argent. On constate que Justine tente tant bien que mal de lutter contre son humeur dépressive: elle s’absente à plusieurs reprises, que ce soit pour discuter de la situation avec Claire, pour aller uriner sur le terrain de golf du domaine, pour border son neveu ou encore pour prendre un bain. Plus tard dans la soirée, plutôt que de consommer son mariage avec Michael, elle quitte abruptement la chambre et trompe son mari avec Tim sur le terrain de golf. Puis, elle démissionne brusquement en exprimant le fond de sa pensée à son patron Jack, qui, furieux, quitte la fête. Michael finit lui aussi par partir, après avoir échangé quelques mots avec Justine. Durant cet échange, ils semblent mettre fin à leur relation.

Dans la seconde partie du film, on suit Claire, John, leur fils Leo et Justine dans la même demeure, alors que la planète Melancholia s’approche dangereusement de la Terre. Claire est très anxieuse et s’informe sur Internet de la trajectoire de la planète géante. Alors que Justine vit clairement un épisode dépressif, John tente de rassurer sa femme malgré certaines sources qui annoncent que Melancholia va heurter la Terre. Plus tard dans le film, quand la fin du monde semble inéluctable, John se suicide en secret. Claire, désespérée, tente en vain de s’enfuir du domaine avec son fils. Enfin, les trois protagonistes se réunissent sous un tas de branches que Justine et Leo ont préparé pour former une sorte de cabane et observent la collision de Melancholia avec la Terre et la destruction de cette dernière.

Contexte

Melancholia est un film dramatique écrit et réalisé par le réalisateur danois Lars von Trier, et sorti en 2011. Kirsten Dunst, qui interprète le rôle de Justine, a reçu le prix d’interprétation féminine du Festival de Cannes [1]. Lars von Trier, quant à lui, a été nominé pour la Palme d’Or [1], mais ce prix lui a notamment échappé suite à des déclarations pour le moins polémiques concernant Hitler lors d’une interview pour le film [2]. Globalement, le film a reçu un accueil favorable de la critique, avec une note de 7,2 sur l’Internet Movie Database (IMDb) [3] et un score de 67% venant du public sur le site Rotten Tomatoes [4].

Il est intéressant de noter que Kirsten Dunst [5] et Lars von Trier [6] ont tous les deux déjà souffert de dépression. On peut imaginer que ce film livre une connaissance intime de la dépression grâce à ce vécu.

Le film est divisé en deux parties de longueurs égales: la première nous montre comment Justine vit sa dépression avec sa famille et ses connaissances, tandis que la seconde aborde la réaction de la famille face à la fin du monde. La première partie est nommée Justine et la seconde Claire.

Les amateurs de musique romantique reconnaîtront le prélude de l’opéra Tristan und Isolde de Richard Wagner, qui apparaît tout le long du film. L’image de Justine en robe de mariée tenant un bouquet de fleurs dans l’eau est une référence au tableau Ophelia du peintre anglais John Everett Millais [5]. Cette image constitue d’ailleurs l’affiche du film.

Melancholia est un film catastrophe particulier: en effet, à aucun moment du film on ne voit de télévision, de radio ou de journal. Internet est seulement utilisé pour visualiser la trajectoire hypothétique de la planète géante, et ce à deux reprises. Il n’y pas de héros, pas de sauvetage de la Terre in extremis, pas de musique particulièrement épique ni de rebondissements majeurs dans l’intrigue: Melancholia est là, elle se déplace, et on comprend sans problème qu’elle va heurter la Terre et que tous les personnages sont voués à disparaître prochainement.

Cette situation tout à fait particulière est un terreau fertile pour développer la problématique du trouble dépressif, et en particulier le rapport du patient à la mort.

Psychopathologie

Dans le film, presque tout porte à croire que le personnage de Justine présente un épisode dépressif majeur isolé avec des éléments de mélancolie. On peut déduire que cet épisode est isolé, car on ne sait que peu de choses sur la vie de Justine avant son mariage. Toutefois, puisqu’il manque des informations concernant la temporalité dans le film, il est impossible d’écarter tous les autres diagnostics possibles avec une certitude absolue. Il y a également un flou quant à l’origine du trouble de Justine: aucun élément ne permet de déterminer avec exactitude la cause de son épisode dépressif.

Ce qui permet d’affirmer que, selon toute vraisemblance, Justine présente un épisode dépressif majeur, est la présence de nombreux symptômes caractéristiques, particulièrement visibles durant la seconde partie du film. De plus, Justine est une femme et la prévalence de la dépression majeure chez les femmes est 1,5 à 3 fois supérieure à celle chez les hommes [7]. Justine présente des symptômes de dépression majeure, dont voici les plus flagrants [8]: une humeur dépressive quasiment toute la journée, le fait de ne plus ressentir de plaisir dans les activités qui l’animaient autrefois (équitation, prendre des bains, jouer avec son neveu Leo) et l’hypersomnie. Elle a besoin de sa sœur pour se lever de son lit et prendre un bain, dans lequel elle refuse finalement d’entrer. On remarque clairement que Justine présente un retard psychomoteur et tous ses proches le remarquent. Si elle se déplace, elle le fait lentement. Elle est fatiguée, mais aussi apaisée, surtout quand on la compare à sa sœur Claire. Concernant le poids de Justine, rien n’indique qu’un changement significatif se soit opéré; en revanche, on peut voir qu’elle trouve que son plat préféré a un goût de cendres et cela la fait pleurer. Cet élément pourrait indiquer qu’elle fait une hallucination gustative; cependant, rien d’autre dans le film n’indique qu’elle fasse des hallucinations. Justine présente clairement une diminution de sa capacité à se concentrer et à prendre des décisions. Rien ne porte à croire qu’elle ressente un sentiment d’inutilité ou une culpabilité excessive: lors de la première moitié du film, quand Claire se plaint à sa sœur qu’elle ne fait pas d’efforts pour que la fête se passe bien, Justine lui répond qu’elle en fait et qu’elle essaie vraiment de sourire. Paradoxalement, dans un film où la mort est si imminente et omniprésente, Justine ne semble pas avoir trop de pensées récurrentes de mort ou d’idées suicidaires, et ne tente pas de mettre fin à ses jours. Nonobstant, elle est vraiment apaisée quand elle voit la fin du monde approcher. Ce comportement peut faire penser à celui de certaines personnes en crise suicidaire qui ressentent un soulagement, car elles savent que leur souffrance touche à sa fin [9].

Certains éléments du film permettent de conclure qu’il s’agit bien d’un épisode dépressif majeur. D’abord, les symptômes de Justine causent une détresse dans les relations sociales qu’elle entreprend. Ensuite, à aucun moment dans le film on ne la voit consommer une substance qui pourrait être la cause de son épisode dépressif. Il n’y a pas de meilleure explication pour ce dernier que le trouble dépressif. Enfin, puisque l’on ne possède pas beaucoup d’informations sur la vie de Justine avant son mariage, il est impossible de savoir si elle a déjà eu un épisode de manie ou d’hypomanie. Cela n’est pas exclu, mais sans plus de détails, on considèrera qu’elle n’en a jamais vécu.

Justine présente quatre des sept caractéristiques mélancoliques (l’anhédonie, l’inactivité face aux stimuli habituellement agréables, l’humeur dépressive avec un profond découragement, le retard psychomoteur) [10], ce qui permet de préciser de quel sous-type d’épisode dépressif majeur elle souffre.

Globalement, la psychopathologie du trouble dépressif et, en particulier, celle de l’épisode dépressif majeur, est représentée de manière adéquate dans ce film. Quasiment tous les symptômes visibles à l’écran correspondent aux critères du DSM-5 pour ce trouble [8].

Lars von Trier réussit à entraîner le spectateur dans la vision mélancolique du monde de notre protagoniste, illustré par la catastrophe imminente de la destruction de la planète Terre.

Dans la mélancolie, il y a les idées de ruine et la conviction qu’il n’y a pas d’issue, ce qui a été représenté dans le film par le désespoir, l’incapacité de fuir et le suicide.

Typiquement, la personne mélancolique se sent clairvoyante et perçoit les autres incapables de voir la destruction qui les attend. Cette clairvoyance pourrait être représentée par la scène, durant le mariage, où les convives doivent essayer de deviner le nombre de haricots dans une jarre en verre. Aucun n’y parvient, mais Justine, plus tard dans le film, annonce le nombre exact de haricots à Claire comme si de rien n’était. Sa justification: elle «sait des choses», comme si elle avait des pouvoirs spéciaux comme celui de voir mieux que les autres la catastrophe qui s’annonce.

Les représentations sociales

La maladie et les patients psychiatriques

Le personnage de Justine échappe à l’idée fausse que certains peuvent avoir à propos des personnes souffrant d’un trouble dépressif, qui consiste à penser que ces dernières sont toutes forcément tristes [11]. Cela est visible dans le dernier quart du film, lorsque Claire est paniquée, mais que sa sœur reste remarquablement stoïque et sereine. En cela, le réalisateur brise le stéréotype de la personne dépressive qui ne peut ressentir qu’une seule émotion, la tristesse. Qui plus est, c’est Justine qui s’occupe de construire une cabane avec son neveu Leo pour le rassurer alors que Melancholia va détruire la Terre et que sa sœur perd ses moyens face à la fin du monde.

Cependant, comme abordé plus haut, le personnage de Justine possède un côté «génie incompris». Cet aspect appartient au stéréotype du patient atteint d’un trouble psychiatrique et doté par la même occasion d’aptitudes mentales extraordinaires.

Une autre caractéristique de Justine, clairement négative cette fois, est le fait qu’elle se comporte comme une personne sur laquelle on ne peut pas compter, qui n’est pas fiable. Plusieurs événements corroborent cet aspect du personnage: elle arrive en retard à la fête, elle quitte celle-ci à de nombreuses reprises alors que tout le monde l’attend, elle a vraisemblablement du retard dans sa vie professionnelle, elle trompe son mari juste après leur mariage et enfin, elle n’arrive pas à rentrer dans un taxi toute seule et doit appeler sa sœur pour le faire. Tous ces éléments tendent à représenter la personne souffrant d’un trouble dépressif comme un fardeau, une personne qui ne peut prendre soin d’elle-même et qui va à tous les coups manquer à ses engagements (professionnels, familiaux, personnels), voire tenir un comportement inacceptable. Il s’agit d’une image stigmatisante, dans le sens où l’on peut imaginer que certains spectateurs pourront penser que tous les patients dépressifs sont forcément des personnes qui manquent à leurs engagements.

Notons toutefois que d’une manière plus générale, le personnage de Justine ne renvoie pas une image particulièrement stigmatisante des personnes souffrant de trouble dépressif. En effet, Justine est un personnage ambivalent, à la fois bienveillant envers son neveu et sévère envers sa sœur. Elle est un fardeau pour ses proches, certes, mais elle représente tout de même un aspect positif pour son neveu. Le personnage est touchant et on parvient en tant que spectateur à ressentir une partie de son malheur quand, durant le mariage, Justine essaie de chercher du réconfort auprès de sa mère et que celle-ci se montre particulièrement froide et cruelle envers sa fille. Au lieu de l’apaiser, sa mère l’inquiète encore plus et le spectateur comprend alors l’importance de l’entourage de la personne atteinte de la maladie.

Il est possible d’établir un lien entre les films Melancholia et A Single Man (Tom Ford, 2009). Dans A Single Man, George, le personnage principal, souffre d’un trouble dépressif suite au décès accidentel de son compagnon. Il décide de se donner la mort, mais durant ce qu’il a décidé être sa dernière journée, il finit par reprendre goût à la vie. Dans les deux films, on voit une personne souffrant de dépression faisant face à une mort prochaine. Le thème de la dernière journée semble donc propice à la description du trouble dépressif.

Les soignants, le système de soins

Les soignants ne sont pas représentés dans ce film. Le personnage qui se rapproche le plus d’un soignant est Claire, la sœur de Justine. Elle endosse ce rôle durant le début de la seconde partie du film, lorsque Justine passe son temps à dormir et n’a même plus la volonté de se laver. Elle lui cuisine son plat préféré et la pousse à sortir de son lit, ainsi qu’à faire de l’équitation avec elle. Même si elle est parfois agacée par sa sœur, Claire est la seule personne qui soutienne réellement Justine durant le film; la plupart des autres personnages sont au mieux distants, au pire cruels avec elle. Le neveu Leo est une exception: en étant tout simplement lui-même, cet enfant a une influence positive sur sa tante et sa mère. Sa présence donne du sens aux derniers moments de la vie de Justine; elle décide de construire une sorte de cabane, dans laquelle les trois personnages pourront se soutenir mutuellement avant leur mort prochaine. Même si rien ne semble indiquer que Justine a peur de la mort, le fait qu’elle vive ses derniers instants en compagnie de ceux qui l’aiment peut lui apporter du réconfort.

Le système de soins est absent de ce film. Assez étrangement, cela ne semble pas si improbable lors du visionnage, car ce n’est pas le seul fait insolite dans ce film: John et Claire habitant dans un luxueux domaine en marge de la société et les médias étant quasi absents de leur monde, un véritable sentiment d’isolement se fait ressentir. C’est comme si le destin des personnages était déjà scellé, et qu’ils ne pouvaient plus rien faire à part attendre leur mort certaine. Vers la fin du film, Claire tente de rejoindre le village environnant en voiture avec son fils, mais aucune des automobiles ne fonctionne. Elle finit par partir avec la voiture de golf, mais celle-ci s’arrête de fonctionner peu de temps après. Les personnages sont vraiment prisonniers du domaine, et par extension de leur destin. Justine voit sa sœur s’agiter et reste impassible, car elle a déjà accepté sa fin. Cette attitude pourrait signifier que, du point de vue du réalisateur, les personnes souffrant de trouble dépressif sont plus aptes à réagir calmement à des situations inéluctables. De plus, le fait que le système de soins ne soit pas représenté dans le film pourrait être en lien avec le fait que la dépression unipolaire est sous-diagnostiquée chez les adultes [10]. Il est intéressant de noter que personne dans ce film n’évoque la possibilité de faire appel à un soignant ou ne prend de médicaments, à l’exception de John. Ce dernier en avale une boîte entière pour se suicider à l’insu de sa famille. Ainsi, il choisit les conditions de sa propre mort, aussi lâche soit-elle. Les soins sont ici détournés de leur but premier.

Conclusion

Ce film offre une expérience singulière et poétique qui permet d’aborder le trouble dépressif dans un contexte particulier. Il prête à la réflexion tout en respectant les personnes souffrant de la maladie abordée. Le fait que le réalisateur et l’interprète principale aient tous les deux souffert de dépression ne laisse aucun doute quant à la sincérité de la représentation de la dépression dans ce film, même si certains éléments de la maladie ne sont pas représentatifs de la réalité. Ce film gagnerait à être vu par les personnes souffrant de ce trouble, les proches de ceux-ci, ainsi que les psychiatres, notamment parce qu’il souligne l’importance de l’entourage du patient dans le vécu de la maladie. Et même si l’histoire pourra paraître lente à certains, l’aspect visuel de ce film ne laissera personne indifférent.

Puisque les symptômes d’un épisode dépressif majeur avec caractéristiques mélancoliques sont dans l’ensemble bien représentés, ce film pourrait servir de support d’enseignement à des étudiants du domaine de la santé. Il faut toutefois noter l’absence de psychothérapie et de médicaments, ce qui rend ce film un peu moins pédagogique.

En conclusion, ce film représente un moyen remarquable d’aborder le trouble dépressif.

Crédit photo

Capture d'écran de la bande-annonce officielle du film.

Correspondence

Dr. méd. Gerard Calzada

HUG – Hôpitaux Universitaires de Genève

Rue, Grand Pré 70C

CH-1202 Genève

Gerard.Calzada[at]hcuge.ch

Références

1. Internet Movie Database [en ligne]. Melancholia Awards [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.imdb.com/title/tt1527186/awards?ref_=tt_awd

2. L’Express [en ligne]. Lars von Trier « persona non grata » et fier de l’être [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.lexpress.fr/culture/cinema/lars-von-trier-persona-non-grata-et-fier-de-l-etre_994501.html

3. Internet Movie Database [en ligne]. Melancholia User Ratings [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.imdb.com/title/tt1527186/ratings?ref_=tt_ov_rt

4. Rotten Tomatoes [en ligne]. Melancholia [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.rottentomatoes.com/m/melancholia_2011

5. Internet Movie Database [en ligne]. Melancholia Trivia [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.imdb.com/title/tt1527186/trivia?ref_=tt_trv_trv

6. Jason Burke. The Guardian [en ligne]. Dark days for film-making world as depression lays von Trier low. [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.theguardian.com/world/2007/may/13/film.filmnews

7. Kessler RC. Epidemiology of women and depression. J Affect Disord. 2003 Mar;74(1):5–13. http://dx.doi.org/10.1016/S0165-0327(02)00426-3 PubMed 0165-0327

8. Lyness JM. Unipolar depression in adults: Clinical features. Dans: UpToDate [en ligne]. Waltham, MA: UptoDate, [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.uptodate.com/contents/unipolar-depression-in-adults-clinical-features

9. Infosuicide.org [en ligne]. Mythe ou réalité?! [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: http://www.infosuicide.org/guide/depasser-les-idees-recues/mythes/

10. Lyness JM. Unipolar depression in adults: Assessment and diagnosis. Dans: UpToDate [en ligne]. Waltham, MA: UptoDate, [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.uptodate.com/contents/unipolar-depression-in-adults-assessment-and-diagnosis

11. Huizen J. Medical News Today [en ligne]. 16 myths about depression [cité le 31 mars 2021]. Disponible sur: https://www.medicalnewstoday.com/articles/327222

Verpassen Sie keinen Artikel!

close