Psychiatry in graphical art

Le livre à ciel ouvert de Fernando Nannetti

DOI: https://doi.org/10.4414/sanp.w10024
Publication Date: 29.03.2022

Lucienne Peiry

Historienne de l’art et Dr ès Lettres, Art Brut / Outsider Art, Crissier

«Comme un Papillon Libre je suis Tout le Monde est à moi et tous je fais Rêver»

La cour de l’hôpital psychiatrique et judiciaire de Volterra est un lieu vital: il s’agit du seul espace où les patients-prisonniers sont en contact avec le ciel et l’air libre, à l’heure de la promenade quotidienne. Dans ce «cortile» de 2000 mètres carrés, l’un d’eux, Fernando Oreste Nannetti, reste toujours à l’écart et n’adresse la parole à personne. Ce jeune homme de trente-deux ans écrit chaque jour sur les façades de l’édifice, gravant dans la pierre à l’aide de la pointe métallique (l’ardillon) de la boucle de son gilet. Durant neuf ans (de 1959 à 1961 et de 1968 à 1973), il réalise à ciel ouvert un livre de pierre, une œuvre scripturale colossale qui se déploie sur un mur de 70 mètres de longueur.

Le Ferri est l’un des bâtiments appartenant à la vaste cité hospitalière psychiatrique de la ville toscane [1]. Erigé tout au sommet de la colline – signe d’exclusion totale –, l’édifice est entouré d’un mur d’enceinte, surmonté de treillis et de barbelés, protégé par des gardiens. Le jour, les détenus sont entassés au rez-de-chaussée, dans une salle où l’espace moyen pour chaque individu se limite à un mètre sur un mètre [2]. L’existence se résume à un climat étouffant de bagarres, de délires et de cris, hormis pendant l’heure de la promenade dans la cour, «all’aria». Dans ce tumulte abrutissant de désolation et de dénuement, Nannetti choisit l’introspection et le monologue intérieur, le retrait et le silence. Le soliloque lapidaire.

Le jeune homme donne corps à une œuvre imaginaire en utilisant la façade de l’hôpital comme support d’expression. Le mur de l’asile-prison, dressé à l’origine pour séparer et pour exclure, devient l’écran sensible des délires poétiques de l’auteur; l’ardillon, pièce de la tenue réglementaire obligatoire identique pour tous, qui annihile identité et personnalité, se transforme en un instrument de liberté et devient sa clé des champs [4].

Aucune intention artistique ou culturelle ne préside à la production scripturale de Nannetti, qui ne vise aucun destinataire. Avec ardeur, il tente de sublimer sa détresse et de trouver dans ses écrits poétiques le seul sens qui soit à sa vie. Sa démarche est donc constitutive et pacificatrice, elle est également protestataire [5].

Ecrire sur un mur est un geste effronté, dans l’Antiquité déjà. Aujourd’hui encore, les graffiti constituent par définition une pratique irrévérencieuse et provocatrice. En gravant ses textes sur les façades mêmes de l’hôpital, Nannetti porte atteinte à l’institution psychiatrique et judiciaire et s’en prend, métaphoriquement, à l’autorité qu’elle représente. Le caractère rebelle du geste n’empêche toutefois pas son auteur de vouloir conserver une part secrète à son journal intime [7]. Même s’il se livre à ses inscriptions dans l’indifférence générale, hormis l’attention de l’infirmier Aldo Trafeli, le diariste est contraint de rédiger son journal «en public» [8].

Nannetti renonce généralement à l’écriture cursive, évitant ainsi les courbes, et privilégie les lettres capitales, anguleuses et plus faciles à graver. Son outil est médiocre: l’ardillon tient difficilement entre ses doigts et, comme la pierre est abrasive, il s’émousse rapidement. Ses choix ne sont donc pas fortuits. Sa graphie anguleuse est dictée par des raisons de praticité; son écriture est très difficile à déchiffrer. De toute évidence, il tient à opacifier ses propos.

Plusieurs procédés auxquels le créateur italien recourt perturbent la lisibilité des écrits: les angles des lettres principalement aigus (et non droits comme dans l’écriture lapidaire de l’époque romaine), ainsi que la juxtaposition des mots sans ponctuation, forment une «scriptio continua», comme un flux ininterrompu de paroles. L’usage du boustrophédon – procédé d’écriture qui change alternativement de sens ligne après ligne, et qui inverse le sens des lettres – trouble également la compréhension du texte.

Dès le premier regard, ces particularités scripturales apparentent aussi singulièrement les textes de Nannetti aux écrits étrusques. Né à Rome où il a passé son enfance et sa jeunesse de 1927 jusqu’à son arrestation en 1956, il a peut-être pu voir ce type d’inscriptions dans la capitale ou dans d’autres lieux voisins. Vraisemblablement imprégné visuellement par les lettres étrusques, le jeune homme les a incluses dans sa stratégie de mise à distance pour les restituer dans une calligraphie personnelle et mystérieuse [11].

Nannetti doit orchestrer son mur de pierre. Son support est immense, d’où la nécessité, pour l’écrivain, de délimiter son espace d’inscription. Il commence donc, invariablement, par «impaginare» la surface, traçant des rectangles qui ont valeur de pages, et transforme le mur en livre de pierre [13]. Ses inventions langagières s’y déploient avec ampleur sur toute la surface d’expression, sans vide, sans réserve, sans repentir, dans un jouissif «amor impleti» [14] qui illustre avec éloquence le besoin impérieux de créer du jeune homme.

Nannetti se plaît à faire usage de certains principes scripturaux qu’il emprunte ou qu’il invente. Celui du boustrophédon, par exemple, bien qu’il réponde à des besoins pratiques, l’enchante. L’écrivain s’amuse du bon et du mauvais sens des lettres, de leurs effets de miroir, les trace à l’endroit, mais aussi à l’envers, les fait aller et venir. Nannetti invente une constellation alphabétique: s’il redonne aux lettres et aux mots leur pleine valeur graphique et leurs vertus esthétiques, il enrichit ses pages de dessins schématiques et synthétiques [15]. Le graveur fait ainsi voler en éclats la dichotomie occidentale qui sépare l’écriture et la figure et célèbre dans son œuvre l’alliance du verbe et de l’image.

Cette aventure poétique va libérer Nannetti du langage verbal vocal. Durant les premiers mois d’internement psychiatrique à Rome, le jeune homme se montre «loquace», «bruyant» et «parle sans cesse à haute voix». Dans ses «logorrhées», pour reprendre le terme utilisé dans son dossier, il formule des néologismes. Mais à partir de sa réclusion à Volterra, sa volubilité laisse place au mutisme. Nannetti déplace son mode d’expression: il ne parle plus, il écrit; il ne chante plus les mots, il les «monumente».

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Figure 1

Ecrits de Fernando Nannetti. (Photo: Pier Nello Manoni, Volterra)

«Nannetti = Fernando né Rome le 3 10 1927 basané épinaré châtain haut 1,60 élancé bouche étroite nez Y»

Cette déclaration d’identité, présentée comme un extrait de fiche signalétique, apparaît dès les premières lignes du livre lapidaire de Nannetti. Elle relève d’une vision purement descriptive de sa personne, à mille lieues de toute forme de narcissisme.

Nannetti délivre son identité pour lui redonner corps et force. Le rythme scandé de l’énoncé apparente les mots à une formule incantatoire et magique, qui semble favoriser l’accès à des espaces mentaux vertigineux conduisant l’auteur à une déclamation identitaire singulière:

« je suis Matérialiste et Spiritualiste j’aime mon être matériel comme tel parce que je suis grand et aimabble de mon Esprit» [17].

L’aventure de Fernando Nannetti ne se limite pas à une quête individuelle. Le jeune homme lui confère une dimension généalogique en convoquant dans ses écrits une abondante et généreuse parenté, dont certains membres sont réels alors que d’autres semblent bel et bien imaginaires [18].

Nannetti est aussi en lien avec le surnaturel. Comme de nombreux créateurs spirites en relation régulière avec l’au-delà et les défunts – Augustin Lesage ou Madge Gill –, l’écrivain italien affirme «je suis connecté» [19] et se dit au centre d’un «système télépathique»; il reçoit des informations, comme Jeanne Tripier recevait des «messages planétaires» [20]. Nannetti est ainsi en contact, de manière exaltée, avec l’espace interstellaire comme avec la terre et ses entrailles. Ses relations sont pluripotentes et lui confèrent une sorte de présence cosmique ubiquitaire; il dit exercer un pouvoir absolu:

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Figure 2

Ecrits de Fernando Nannetti. (Photo: Pier Nello Manoni, Volterra)

«Tout le Monde est à moi» et régner en démiurge: «Nannettolicus Meccanicus saint avec cellule Photoélectrique».

Dans cet univers irréel, un métissage de connaissances, de réminiscences et d’inventions linguistiques surgit en toute liberté comme des déflagrations jubilatoires. Les écrits de Nannetti doivent être envisagés comme une expérience poétique et ludique où l’écriture se fait aventureuse. L’auteur détraque le langage, le réordonne, tout en jouant avec sa musicalité et ses rythmes ainsi qu’avec le caractère visuel et iconographique des lettres. Signifiant et signifié interfèrent, permutent, se relancent continûment [21]. Le style de Nannetti résonne avec la poésie des futuristes italiens dont le chef de file, Marinetti, écrivait près de cinquante ans plus tôt: «Cliquetis sacs fusils canons ferraille atmosphère = plomb + lave + 300 puanteurs + 50 parfums pavé - matelas détritus crottin charognes flic-flac […]» [22]. Ici, comme chez Nannetti, les mots s’enchaînent de manière saccadée, pour leur valeur sémantique, mais aussi sonore et sensorielle, sans ponctuation, sans adjectif et sans adverbe, comme le stipule le manifeste littéraire.

Sur son mur, Nannetti évoque également des événements bruyants et mouvementés, souvent violents: des «fusions», des lancements de missiles, ainsi que le déclenchement d’ondes magnétiques et de «décharges • cosmiques • Electriques • intercontinentales astrales». On peut, bien entendu, interpréter ces évocations comme des allusions aux électrochocs que le patient a vraisemblablement dû subir à cette époque; sans doute les connaissances du jeune homme en électricité ont-elles également favorisé ce type d’invention. Mais c’est assurément le contexte politique et économique dans lequel Nannetti a grandi, qui a provoqué de graves traumatismes, resurgissant ainsi sous forme d’extrapolations.

«Le Pas clouté avance sur toute l’Europe».

Le garçon est âgé de seize ans à peine lors du célèbre bombardement de Rome (1943) et va vivre sa jeunesse dans une péninsule rongée par les difficultés économiques, marquée par le chômage et la misère. Il est probable que les expériences violentes de la guerre et de l’indigence aient aggravé une fragilité personnelle générée par l’abandon du père à sa naissance, une douleur réactivée par la rupture avec la mère à l’âge de sept ans, le placement dans un institut de charité, puis le transfert et le séjour de deux ans dans un hôpital pour une grave maladie de la colonne vertébrale. Fernando Nannetti n’a jamais réussi à retrouver un équilibre dans son corps malingre, son identité violentée, son profond isolement, sa détresse [23].

Le sort s’acharne sur lui lorsqu’il est exilé de sa ville natale et condamné à la réclusion dans l’hôpital psychiatrique et judiciaire de Volterra. Nannetti pactise alors avec l’imaginaire, recourant à la voie symbolique comme à une ultime ressource. Il crée une œuvre de la survie et sublime sa tragédie pour s’enivrer chaque jour d’effusions lapidaires délirantes.

«Les soleils les Lunes les Etoiles se lèvent et descendent et peuvent prendre n’importe quelle forme et n’importe quelle Couleur»

Je tiens à remercier Pier Nello Manoni qui voue depuis plus de trente ans un très grand intérêt au «livre de pierre» de Fernando Nannetti et au destin de cet homme. L’important corpus de photographies qu’il a réalisées ainsi que le film documentaire («Graffiti della mente», Blue Films, 2002) qu’il a réalisé avec sa fille Erika Manoni et avec Alessandro Bonifazi sont des témoignages uniques et précieux. J’adresse également ma profonde gratitude à Aldo Trafeli et à Aulo Guidi.

Pour information, j’ai récemment publié un ouvrage sur Fernando Nannetti, intitulé Le Livre de pierre (Paris, Allia, 2020). Il paraît en italien cet automne (Tesserete, Pagina d’Arte, 2021).

Correspondence

Lucienne Peiry


Historienne de l'art et Dr ès Lettres


Art Brut / Outsider Art


Art historian, PhD


Chemin du Crêt 8


CH-1023 Crissier


lucienne.peiry[at]bluewin.ch

References

1 Le complexe hospitalier psychiatrique de Volterra, au cœur de la Toscane, comprend plusieurs édifices et pavillons et abrite quatre mille patients environ à cette époque.

2 De très nombreuses informations émanent de différents entretiens à Volterra (2008, 2009, 2010) avec Aldo Trafeli, un ancien infirmier de l’hôpital, l’unique personne proche de Nannetti avec qui il devait tisser des liens d’amitié. Cf. la revue Neopsichiatria,no 2/95, Esistere nella follia. I disegni « privati » di Nannetti Oreste Fernando per N.O.F. 4, a cura di Angelo Lippi et Mino Trafeli, Pise, Cerro, 1996 ; cf. Elisabetta Pescucci, Alcuni esempi di giardini rientranti nella categoria dell’Art Brut, Università degli studi di Bologna, 1995-1996.

3 Les infirmiers qui sont principalement des gardiens, deux pour une centaine d’hommes, « ferment les yeux » le plus souvent sur l’activité de Nannetti car elle n’importune personne, dit Trafeli, et ne porte pas préjudice au groupe de détenus.

4 Nannetti « aspirerait à la pacification universelle », signale-t-on dans son dossier médical, comme la créatrice d’Art Brut, Aloïse, qui nourrissait le même désir.

5 Si quelqu’un demande à Nannetti la raison et le sens de ses écrits, il répond invariablement que ce sont des « choses privées » et cherche à éloigner son interlocuteur.

6 Nannetti fait néanmoins l’objet de quelques moqueries de la part des infirmiers et des autres détenus. Pour y échapper et pour se soustraire au regard d’autrui pendant sa création, il se serait parfois déplacé d’une façade à l’autre de l’édifice ; ses écrits ne se développent donc pas de manière continue et chronologique. Par ailleurs, il semble que certains pans du mur gravé aient été recouverts d’un enduit et que l’auteur y soit intervenu à nouveau, dans un second temps.

7 A l’époque romaine, les écrits lapidaires sont composés de capitales également. A propos de Jeannot, cf. le catalogue d’exposition Ecriture en délire, sous la direction de Lucienne Peiry, Lausanne/Gollion, Collection de l’Art Brut/Infolio, 2004.

8 L’analogie avec les écrits étrusques est d’autant plus frappante que Volterra est précisément l’un des hauts lieux de la civilisation étrusque et que plusieurs témoignages scripturaux ont été retrouvés dans cette cité et cette région.

9 Cf. L’Art Brut 19, Florence Choquard Ramella, « Constance Schwartzlin-Berbera », Lausanne, Collection de l’Art Brut, 1995, ainsi que le catalogue d’exposition Ecriture en délire, op. cit.

10 Les formats des pages varient, mais mesurent en moyenne 120 cm x 120 cm.

11 Le néologisme amor impleti (amour du plein) fait pendant au terme médical et psychologique homologué horror vacui (peur du vide). Par ce nouveau terme, on peut envisager l’occupation de la totalité du support du point de vue de la création et du désir d’expression et non de la pathologie.

12 Les dessins sont des figures humaines ou animales, des véhicules, des architectures ou des formes géométriques.

13 Cette particularité rappelle « l’autobiographie fictive » rédigée par Adolf Wölfli, dans laquelle il réunit ses propres parents ainsi qu’une foule de membres d’une famille inventée. Cf. Walter Morgenthaler, L’Art Brut 2, « Adolf Wölfl », Paris, Compagnie de l’Art Brut, 1964.

14 Cf. l’article de Teresa Maranzano in Neopsichiatria, no 2/95, op. cit., pp. 35-40.

15 Cf. Lise Maurer, Le Remémoirer de Jeanne Tripier : travaux d’asile, Ramonville Saint-Agne, Erès, 1999.

16 Quelques années plus tard, au début des années soixante, Nannetti se soumet à l’obligation d’écrire des cartes postales – qui ne seront jamais expédiées. Il en rédige plusieurs centaines (aujourd’hui disparues). Dans ces textes-ci, il obéit aux conventions liées à l’écriture (syntaxe, grammaire et orthographe), et respecte les règles épistolaires ; il prouve ainsi sa capacité à maîtriser les usages homologués de l’écriture, et montre que ses élucubrations murales sont volontaires et choisies. Bien que Nannetti poursuive également dans les cartes postales ses expériences dissidentes, ses interventions sur les façades du « Ferri » constituent son œuvre majeure. L’auteur a également écrit sur d’autres murs, notamment une balustrade, mais ces textes-ci ont disparu et aucun témoignage photographique ne subsiste.

17 Filippo Tommaso Marinetti, « Supplément au manifeste technique de la littérature futuriste » [1912], in Giovanni Lista, Futurisme, Lausanne, L’Age d’Homme, 1973, p. 140. Nannetti a confié à Trafeli qu’il avait collaboré avec Gino Severini (artiste futuriste proche de Marinetti) au Palais des Congrès de l’EUR à Rome, pour l’implantation électrique du lieu. Peut-être Nannetti a-t-il été amené à connaître la poésie futuriste, et, peut-être s’en est-il imprégné, puis servi à sa façon dans ses propres créations.

18 A l’époque où il est arrêté (pour outrage à un agent de la fonction publique), en 1956, Nannetti est âgé de vingt-neuf ans. Il vit seul dans un quartier populaire et ouvrier de la banlieue de Rome, dans une seule pièce, et mène une vie solitaire, sans contact, inconnu de ses voisins qui le décrivent comme une personne étrange et bizarre.

19 Cf. Teresa Maranzano, «N.O.F. 4 : l’astonautico ingegnere minerario nel sistema mentale », in Neopsichiatria, no 2/95, pp. 35-40.

20 Cf. Lise Maurer, Le “Remémoirer“ de Jeanne Tripier, Ramonville Saint-Agne, Erès, 1999.

21 Filippo Tomasso Marinetti, « Supplément au manifeste technique de la littérature futuriste » [1912], in Giovanni Lista, Futurisme, Lausanne, L’Age d’Homme, 1973, p. 140. Nannetti a confié à Trafeli qu’il avait collaboré avec Gino Severini (artiste futuriste proche de Marinetti) au Palais des Congrès de l’EUR à Rome, pour l’implantation électrique du lieu. Peut-être Nannetti a-t-il été amené à connaître la poésie futuriste, et, comme pour les écrits étrusques, s’en est-il imprégné, puis servi à sa façon dans ses propres créations.

22 A l’époque où il est arrêté (pour outrage à un agent de la fonction publique), en 1956, Nannetti est âgé de vingt-neuf ans. Il vit seul dans un quartier populaire et ouvrier de la banlieue de Rome, dans une seule pièce, et mène une vie solitaire, sans contact, inconnu de ses voisins qui le décrivent comme une personne étrange et bizarre.

23 À l’époque où il est arrêté pour outrage à un agent de la fonction publique, en 1956, puis interné à l’hôpital psychiatrique Santa Maria della Pietà, à Rome, Nannetti est âgé de vingt-neuf ans. Il vit seul, dans une pièce, située dans un quartier populaire et ouvrier de la banlieue de Rome, via Ostiense, sans contact, inconnu de ses voisins qui le décrivent comme une personne étrange et bizarre. À l’âge de vingt-sept ans, il a été diagnostiqué schizophrène, et souffre notamment d’hallucinations et de délires de persécutions.

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