access_time published 23.04.2019

Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes

Myriam de Perrot
Natacha Pougnier
Ariella Machado
Louise Penzenstadler
Gerard Calzada

Film analysis

Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes

23.04.2019

Le film « Les émotifs anonymes » est une comédie française, sortie en 2010, réalisée par Jean-Pierre Améris.

Ce film permet de traiter des troubles anxieux généralisés et de la phobie sociale sous un ton comique à l’aide de situations cocasses.

Trame

Ce film met sous les projecteurs deux personnages qui passent le plus clair de leur temps à essayer de rester dans l’ombre par peur de l’inconnu: Jean-René Van den Hudge (Benoît Poelvoord) et Angélique Delange (Isabelle Carré). Tous deux partagent la passion du chocolat et une grande timidité. Jean-René est directeur d’une chocolaterie parisienne en déconfiture à cause de son manque de renouveau dans ses créations. Angélique est une chocolatière aguerrie. Pendant 7 ans durant, elle travaille comme chocolatière pour la fameuse chocolaterie Mercier, et ceci sous anonymat. En effet, elle est considérée comme un  ermite  vivant reculé dans la montagne et dont personne ne connaît l’identité à part, bien évidemment, le patron qui est dans la confidence.C’est à la mort de ce dernier qu’Angélique se présente comme chocolatière dans la fabrique de Jean-René. Cette rencontre est tellement bouleversante pour Jean-René qu’il engage Angélique sur-le-champ, sans même prendre la peine de rencontrer les autres candidats au poste, ni même de lui expliquer son futur travail.

Angélique, à son premier jour de travail, se rend compte qu’elle n’a pas été engagée comme chocolatière, mais comme représentante commerciale. Un élément qui la déstabilise tellement que le jour suivant, elle se rend à la chocolaterie, déterminée à démissionner, après en avoir discuté avec son groupe de parole « Les émotifs anonymes ». Cependant, c’est au même moment que Jean-René prend son courage à deux mains et propose à Angélique une sortie au restaurant ; un exercice d’exposition proposé par son psychothérapeutequi menant à l’une des scènes les plus comiques et cocasses du film. Jean-René finit par quitter subitement le restaurant, incapable de surmonter ses angoisses.

La deuxième partie du film montre une Angélique pleine de ressources qui, ne supportant plus de voir la fabrique perdre ses clients réguliers, invente un stratagème pour renouveler les recettes tout en restant méconnue. Grâce à son talent et son approche délicate de l’art chocolatier, elle réussit à donner un souffle nouveau à la chocolaterie qui gagnera le « prix du meilleur artisan chocolatier » à la foire de Rouen. Le soir d’après la foire, les personnages passent la nuit ensemble et s'avouent leurs sentiments amoureux. Mais dans un excès d’enthousiasme, Angélique fait fuir Jean-René. Une fois calmé, il reviendra à l’hôtel sans plus trouver Angélique.

Une fois Jean-René de retour à la fabrique, ses collaborateurs lui expliquent qu’ils ont découvert qu’Angélique est ce fameux ermite qui travaillait chez Monsieur Mercier. Ils accompagnent Jean-René chez Angélique afin qu’il la fasse revenir et se réconcilient. Après un long moment de tergiversation, il se lance, entre dans le bâtiment et tombe sur un groupe de personnes disposées en cercle qui le dévisagent: les « émotifs anonymes ». C’est à ce moment que Jean-René découvre que la femme qui le fascine tant partage le même quotidien que lui, et lui livre ses sentiments les plus enfouis. Angélique d’abord déstabilisée, refuse ses avances, mais une fois les idées en place, elle part du groupe et retrouve Jean-René pour un long baiser en public. Ils s’enfuiront le jour de leur mariage, comme un aveu mutuel de leurs peurs: ultime manœuvre d’évitement ou envie de liberté ? « Pourvu qu’il ne leur arrive rien » comme disait le père de Jean-René…

 

Ce qu’il faut savoir

Le film « Les émotifs anonymes » est une comédie française, sortie en 2010, réalisée par Jean-Pierre Améris. Ce long métrage reprend quelques aspects des comédies romantiques classiques, mettant en scène le premier rendez-vous, le premier baiser, etc.

Le réalisateur a fait un grand travail sur le décor, les couleurs et l’habillement : le spectateur est emporté dans un décor se rapportant aux années 50, avec des couleurs chaudes (rouge, orange) qui apportent de la gaieté et qui contrastent avec la thématique du film. De plus, le choix des costumes rétro, surtout mis en avant par Angélique Delange, accentue cet univers décalé.

Ce film reste une comédie évidente, où même dans la maladresse, l’humour prend le dessus. La thématique du film n’est pas hasardeuse puisqu’elle est personnelle au réalisateur. Celle-ci provient de sa propre expérience d’hyperémotif ; l’idée du film lui est d’ailleurs venue à la suite de séances au sein de son groupe de parole, où se regroupaient des gens terrifiés par le contact humain. Ainsi,  les émotifs anonymes plus qu’un titre de film est une association existante, à l’image des alcooliques anonymes, aidant actuellement de nombreuses personnes à sortir de l’ombre.

Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde ont déjà joué ensemble en 2005 dans le film « Entre ses mains » réalisé par Anne Fontaine, un thriller dramatique où ces deux acteurs partagent une relation passionnelle d’un tout autre genre. Ainsi, ils n’en sont pas à leur première collaboration et ceci justifie sûrement la symbiose de leur jeu d’acteurs quand ils interprètent ces deux timides maladifs, amoureux l’un de l’autre.

Psychopathologie: « J’ai peur d’à peu près tout »

« Les émotifs anonymes » est une illustration poétique des troubles anxieux. À l’aide des deux personnages principaux, l’analyse permettra d’aborder la psychopathologie des personnes souffrant de Troubles d’anxiété généralisés (TAG) (grâce au personnage de Jean-René) et de phobie sociale (à l’aide des deux personnages, mais surtout celui d’Angélique qui s’y prête particulièrement bien). 

Le personnage de Jean-René est concerné par un trouble d’anxiété généralisée selon le DSM-5. Malgré quelques manifestations physiques et scéniques parfois exagérées, quoiqu’amusantes, qui sont clairement là dans une optique cinématographique et pour participer à l’univers décalé du film, le diagnostic reste relativement réaliste, toujours teintée d’une pointe de burlesque.

Jean-René a peur de tout. N’importe quel événement le sortant de sa zone de confort génère une anxiété excessive chez lui: accueillir un nouveau membre dans son équipe, répondre au téléphone ou encore inviter quelqu’un au restaurant.

Dans la scène du restaurant qui est certainement l’une des plus absurdes et cocasses du film, le réalisateur réussit à glisser habilement de nombreuses manifestations des troubles anxieux généralisés avec beaucoup d’humour. Par exemple, Jean-René, incapable de contrôler son stress, présente une transpiration profuse (une manifestation physique typique de stress). De même, son anxiété anticipatoire l’oblige à amener avec lui une valise pleine de chemises et à se changer plusieurs fois durant le repas.

L’anxiété de Jean-René est associée à une agitation constante se manifestant par des essoufflements intenses, des bégaiements, des phrases courtes et précipitées, des gestes maladroits et ceci lors de la plupart des interactions avec autrui. En plus d’être agité, Jean-René apparaît toujours très rigide dans sa posture et de ce fait très peu à l’aise dans ses mouvements, sauf lors des consultations avec son psychothérapeute durant lesquelles il se montre à l’écran avec une posture plus lâche et détendue.

En outre, notre personnage présente aussi des moments d’irritabilité, comme dans l'entretien d’embauche d’Angélique lorsque le téléphone fixe sonne. Jean-René n’arrive pas à répondre. Ce dernier, le regard fixé sur l’appareil, est trop angoissé à « l’idée de ne pas savoir qui l’appelle », illustrant ce souci excessif qu’une situation impromptue puisse générer. Son visage se crispe, la tension monte, jusqu’à ce que d’un geste explosif, il raccroche le combiné sous le regard interloqué d’Angélique.

Malgré les scènes majoritairement comiques du film, le personnage reste touchant et le spectateur comprend la détresse provoquée par les angoisses qui l’empêchent d’être pleinement libre de ses choix quotidiens. Jean-René raconte à son psychothérapeute être soulagé de ne pas avoir pu avouer son amour à Angélique à l’hôtel de Rouen, celle-ci étant déjà partie à son retour: l'angoisse l’emporte sur le désir d’être heureux.

Jean-René présente, en plus d’un trouble anxieux généralisé, la plupart des critères diagnostiques d’une phobie sociale. À nouveau dans la scène du restaurant, Jean-René manifeste la peur du regard des autres et essaye d’éviter au maximum les situations où il se trouve exposé à leur regard, en se cachant derrière le menu ou en quittant le restaurant sans rien dire. Jean-René a également très peur que ses actes soient jugés négativement ou puissent d’une manière ou d’une autre lui porter préjudice. Par exemple, il répète à plusieurs reprises à Angélique qu’il ne faut absolument pas que personne ne soit au courant de leur relation amoureuse, car on ne sait pas ce qu’il pourrait arriver. Le film montre comment cette phobie sociale affecte énormément son fonctionnement psychosocial et engendre une détresse perceptible qui semble durer depuis longtemps.

Le personnage d’Angélique est aussi concerné par la phobie sociale. Elle manifeste une peur intense lors de situations sociales, comme lors du concours du meilleur chocolatier quand elle reste figée lorsque les juges lui demandent de présenter son œuvre (situation de performance). Paniquée, elle quittera finalement le concours, illustrant une manœuvre d’évitement.

« Ne surtout pas se faire remarquer » est son mot d’ordre. Angélique ne se sent bien que dans « l’inhibition », dans l’ombre, voir même dans l’ombre des autres, ceci par peur que les autres puissent la juger négativement. Elle préfère rester dans l’ombre de l’ermite plutôt que d’avouer son talent aux autres. Ce qui mène à une scène du film où elle simule être en contact avec cet ermite par visioconférence afin de renouveler les recettes des chocolats de Jean-René en tout anonymat. Ce comportement représente également une manœuvre d’évitement qui persiste dans le temps, puisqu’elle restera 7 ans comme ermite chez Mercier.

La phobie sociale d’Angélique entraîne aussi une détresse sociale et professionnelle palpable dans le film: elle se dévalorise constamment en répétant qu’elle est nulle et va même jusqu’à penser que plus aucun homme ne pourrait s’intéresser à elle, tellement elle est maladroite. Elle passe également à côté de sa carrière professionnelle par peur de s’exposer.

De plus, Angélique manifeste des réactions disproportionnées par rapport à des situations sociales quotidiennes, comme illustrées par la scène du restaurant: Angélique arrivant hoquetante et tellement terrifiée à l’idée de n’avoir rien à dire qu’elle a préparé des fiches de  sujets de conversation.

 

Les représentations sociales

La maladie et les patients psychiatriques

Le réalisateur a choisi d’utiliser « le ridicule » pour mettre en scène ses personnages. Leur gestuelle saccadée, leurs expressions parfois infantiles et leur manque d’adresse font sourire le spectateur.

À l’écran, ce ton comique et ce désir de ridiculiser les personnages sont illustrés par des conversations vides de sens où les personnages se contentent de répéter les mots de l’un sans jamais réussir à lancer de nouvelles discussions et par de nombreuses scènes comiques. Par exemple, les deux utilisent des stratégies plutôt amusantes pour se calmer : Angélique se met à chantonner une chanson infantile à but apaisant et Jean-René actionne un lecteur CD lui répétant des phrases réconfortantes. De plus, la scène de leur premier baiser montre comment l’anxiété et la maladresse de ces deux personnages se voient multipliées lorsqu’il s’agit de partager l’intimité avec autrui. Ce premier baiser n’a strictement rien à voir avec un baiser hollywoodien.

Malgré ces stéréotypes mis en lumière par le réalisateur, le film se focalise principalement sur les interactions entre les deux personnages et moins sur celles entre un personnage et autrui. Ainsi, la vision de la société à leur égard est surtout représentée par les relations avec leurs collègues de travail. Au début du film, une des collaboratrices de Jean-René décrit à Angélique un patron dur, ce qui biaise la première rencontre du spectateur avec le personnage, qui s’attend à un tout autre personnage que celui qu’il découvre. À plusieurs reprises, face aux agissements excessifs de Jean-René ou d’Angélique, leurs regards restent interloqués et remplis d’incompréhension.

Dans ce film, le réalisateur a certainement effectué un parti pris en choisissant de ne pas placer la détresse psychologique des personnages au tout premier plan. En effet, à la fin du film, le public est plutôt amusé des interactions laborieuses entre les personnages que bouleversé par leur détresse.

En conséquence à cela, le spectateur oublie presque que les troubles anxieux peuvent se manifester de façon plus tranchante et que ces crises de paniques, cet isolement social et cette peur quasi constante handicapent réellement ceux qui en souffrent. Cela a pour conséquence d’orienter la perception du spectateur qui a tendance à rire des personnages. Le spectateur amusé à tendance à sous-estimer la gravité de l’atteinte et à confondre une timidité excessive physiologique avec un vrai trouble anxieux.

Cependant, cette présentation comique des personnages les rend totalement inoffensifs aux yeux du public et de la société. Loin d’une vraie menace, ils suscitent de l’empathie auprès du spectateur qui a envie de voir les personnages surmonter leurs angoisses autant professionnelles que sociales, afin qu’ils trouvent enfin leur place dans la société.

Les soins et les soignants

De prime abord, deux approches de soins sont présentées au public: le groupe de soutien les émotifs anonymes et la psychothérapie de Jean-René.

Le groupe des émotifs anonymes présente une technique de soin par les pairs où l’écoute d’autrui et la confiance mutuelle règnent. Angélique fréquente ce groupe régulièrement. Ayant une mère peu conciliante et pas d’entourage proche notable, c’est à eux qu’elle confie en premier ses peurs, ses doutes et ses interrogations. C’est quasi uniquement dans ce groupe qu’Angélique ose exprimer son enthousiasme et dévoile ses sentiments. Lorsqu’elle fait goûter les chocolats de la fabrique de Jean-René à son groupe, Angélique se montre passionnée et libérée de ses appréhensions. Cette vision positive montrée dans le film n’est sûrement pas une coïncidence, étant donné que le réalisateur fréquente ce genre de groupes de paroles. Son souhait de l’évoquer dans le film suggère que le réalisateur a déjà expérimenté son efficacité et qu’il la préconise.

Le spectateur (et sûrement la société) se trouve interloqué et dubitatif puis il se trouve plongé dans les séances du groupe de parole et découvre un climat sans jugement, de confiance où chacun ose exprimer ses angoisses comme à un confident. Un climat où chaque petit succès quotidien est encouragé par les pairs et permet une entraide mutuelle. De plus, cette technique de soin en groupe occasionne la rencontre d’autres personnes atteintes d’un même trouble ce qui leur permet de réaliser qu’elles ne sont pas seules dans cette difficulté. Cette approche représente une alternative à la psychothérapie classique en individuel.

Quant à Jean-René, il est suivi par un psychothérapeute avec qui il a des rendez-vous réguliers. Le thérapeute semble investi et intéressé par les confidences de Jean-René, ce qui se manifeste par une approche proactive de sa part. Lors de la séance où Angélique est évoquée pour la première fois, le thérapeute propose d’essayer une nouvelle pratique encore jamais tentée auparavant avec lui: un exercice d’exposition visant à aider Jean-René dans sa démarche d’ouverture vers les autres. Ces différents exercices vont rythmer tous les événements majeurs du film: la scène culte du restaurant, leur premier baiser ainsi que la relance de la chocolaterie en faillite. L’approche du psychothérapeute avec son patient est ainsi valorisée puisqu’elle amène essentiellement du positif dans la vie de notre directeur de chocolaterie.

De plus, au fur et à mesure des séances, Jean-René semble prendre confiance et devient de plus en plus enthousiaste. Il est d’ailleurs déçu, lorsque lors d’une séance, son psychothérapeute ne lui donne aucun exercice d’exposition à faire pour la prochaine fois.

Les soins psychothérapeutiques sont plus souvent représentés au cinéma et en général mieux connus du grand public. Cette approche de soins est plutôt adaptée aux personnes qui sont à la recherche d’une relation personnalisée où le thérapeute se focalise sur leur problème individuel. Dans ce film, le spectateur se fait une représentation positive de la psychothérapie, car le thérapeute se montre intéressé, disponible et à l’écoute de son patient qui à son tour semble mieux gérer son trouble anxieux se montrant plus détendu.

Pour finir, il est intéressant de relever que le film préconise plutôt des soins psychothérapeutiques et non psychiatriques ou même médicamenteux (anxiolytiques), ce qui représente une approche optimiste des soins. Le réalisateur semble accorder confiance en ces deux techniques de soins présentées et désire transmettre au spectateur cette positivité face à la maladie.

Conclusion

En conclusion, « Les émotifs anonymes » est un film abordant une thématique encore peu traitée et représentée à l’écran. Jean-Pierre Améris, le réalisateur, nous emmène découvrir le quotidien de deux personnages hyperémotifs, rongés par leur anxiété et leur phobie sociale, ce qui se répercute autant dans leur vie professionnelle que privée.

La thématique est approchée avec beaucoup d’humour, teinté même d’une certaine absurdité, et l’univers chaleureux dans lequel baignent les personnages permet d'atténuer ce sujet angoissant. Le choix de l’univers du film et des décors nous emporte dans un univers à part. Ces éléments en font une comédie très accessible au grand public, qui s’en trouve amusé. 

Ce film permet d’avoir un regard dédramatisant sur la psychopathologie de l’anxiété et de la phobie sociale. Il induit de la compassion chez le spectateur qui ressent l’envie d’aider ces deux amoureux dans leurs difficultés quotidiennes et de les rassurer.

En outre, cette comédie met en avant une vision optimiste des soins. À aucun moment, les personnages n’ont recours à des anxiolytiques. Leur aide provient surtout du psychothérapeute pour Jean-René et du groupe de parole pour Angélique.

Finalement, ce film peut être un bon support d’enseignement pour la psychopathologie du trouble anxieux généralisé et de la phobie sociale, en traitant d’un trouble peu souvent mis en lumière et intéressant le grand public. D’une part, la manière légère d’aborder la thématique permet peut-être aux personnes qui en souffrent d’avoir une certaine autodérision. D’une autre part, la majorité des scènes étant comiques, la détresse psychologique des personnages est reléguée au deuxième plan, banalisant ainsi la gravité du thème abordé.

Références

  1. Allociné [En ligne], [consulté le 22 mars 2018]. Disponible:http://www.allocine.fr/film/fichefilm-129640/secrets-tournage/
  2.  Troubles anxieux généralisés  [En ligne], [consulté le 22 avril 2018]. Disponible: http://www.attentiondeficit-info.com/pdf/tag.pdf
  3. Troubles phobiques [En ligne], [consulté le 22 avril 2018], disponible: http://smartfiches.fr/psychiatrie/item-64-trouble-depressif-anxieux-generalise-panique-phobique-obsessionnel-compulsif-etat-de-stress-post-traumatique-de-l-adaptation-de-la-personnalite/trouble-phobique

Myriam de Perrot

Natacha Pougnier

Ariella Machado

Louise Penzenstadler

Gerard Calzada

Faculté de Médecine de l’Université de Genève

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